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La tradition Saint des derniers jours face aux passages bibliques controversés

Chaque passage controversé de cette collection et la façon dont les lecteurs Saint des derniers jours le comprennent — selon leurs propres termes, aux côtés de l’article complet présentant la lecture de chaque autre tradition.

  1. Pierre et le roc

    Pierre est-il le roc sur lequel l'Église est bâtie, et la papauté repose-t-elle sur ce passage ?

    Le roc est la révélation continue, et les clés représentent l'autorité de la prêtrise.

    Les saints des derniers jours conçoivent le roc comme le principe de la révélation divine continue : un véritable témoignage du Christ ne s'obtient que par le Saint-Esprit. Joseph Smith a enseigné que l'Église est édifiée sur le roc de la révélation. Les clés du Royaume sont l'autorité littérale de la prêtrise pour diriger l'Église et accomplir les ordonnances, accordée à Pierre, Jacques et Jean, puis rétablie par l'intermédiaire de Joseph Smith et d'Oliver Cowdery dans les derniers jours.

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  2. La foi et les œuvres

    Une personne est-elle justifiée par la foi seule, ou aussi par les œuvres ?

    Le salut par la grâce après tout ce que nous pouvons faire, par l'obéissance à l'alliance.

    Les saints des derniers jours considèrent Jacques 2 comme une preuve biblique formelle contre la justification par la foi seule ; le verset 24 est central, et la traduction de Joseph Smith précise que la vraie foi ne peut coexister avec le favoritisme. L'expression paulinienne « les œuvres de la loi » (Romains 3:20,28) est comprise comme une référence spécifique à la loi de Moïse, et non à l'ensemble des bonnes œuvres, des commandements ou des ordonnances de l'Évangile ; Romains 3:23 est replacé dans le cadre du rejet du péché originel et de la déchéance totale. Éphésiens 2:8-10 est mis en synthèse avec 2 Néphi 25:23 (« c'est par la grâce que nous sommes sauvés, après tout ce que nous pouvons faire ») : la grâce n'est pas seulement une faveur imméritée mais un pouvoir habilitant, et les bonnes œuvres sont la réponse nécessaire d'un disciple respectueux de l'alliance. L'exaltation requiert une obéissance active et la fidélité aux alliances, rendues possibles par l'expiation du Christ.

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  3. Ceci est mon corps

    En quel sens le pain et le vin sont-ils le corps et le sang du Christ ?

    Le pain et l'eau de la Sainte-Cène sont des emblèmes commémoratifs du corps et du sang du Christ.

    Les saints des derniers jours croient que la Sainte-Cène est une ordonnance commémorative, et non une transformation littérale. La traduction de Joseph Smith de Matthieu 26 ajoute « en mémoire de » à « mon corps » et « mon sang », rendant explicite la portée symbolique. L'expiation est comprise comme s'étant accomplie à Gethsémané et sur la croix, et la Sainte-Cène renouvelle les alliances du baptême. Jean 6 est interprété comme une métaphore spirituelle invitant à accepter l'expiation du Christ et à faire siennes ses vertus. La Sainte-Cène est administrée chaque semaine avec du pain et de l'eau, soulignant l'engagement continu de la vie de disciple.

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  4. Le baptême

    Le baptême est-il nécessaire au salut, et les nourrissons doivent-ils être baptisés ?

    Le baptême par immersion est nécessaire ; pas de baptême des nourrissons (âge de 8 ans).

    Les saints des derniers jours enseignent que Jean 3:5 requiert le baptême d'eau et celui de l'Esprit (confirmation) pour entrer dans le royaume céleste. Actes 2:38-39 énonce les premiers principes : foi, repentance, baptême, don du Saint-Esprit. Les nourrissons ne sont pas baptisés car ils sont vivants en Christ jusqu'à l'âge de responsabilité morale (8 ans). Le baptême doit obligatoirement être accompli par une autorité valide du sacerdoce.

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  5. La prédestination

    Dieu choisit-il qui sera sauvé, et sur quelle base ?

    Préordination fondée sur la vaillance prémortelle ; le libre arbitre moral est préservé.

    Cette tradition rejette les interprétations déterministes. L'élection de Jacob et Ésaü est une préordination à des appels terrestres fondée sur le caractère prémortel, et non une cause imposée. Pharaon a endurci son propre cœur (la traduction de Joseph Smith révise l'Exode en ce sens). Le potier et l'argile illustrent la prérogative de Dieu d'assigner des rôles, et non une damnation arbitraire. Les membres doivent exercer leur libre arbitre ; le lignage ne garantit pas l'exaltation.

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  6. Le salut peut-il être perdu ?

    Un véritable croyant peut-il apostasier et être perdu ?

    L'avertissement décrit les fils de perdition, qui renient après un témoignage certain.

    La Traduction de Joseph Smith modifie le verset 1 pour lire « ne laissant pas les principes de la doctrine du Christ », en accord avec la conception mormone selon laquelle les principes fondamentaux ne sont jamais abandonnés mais constamment approfondis. Les versets 1 et 2 constituent un parallèle biblique majeur avec le quatrième article de foi, qui énumère la foi, la repentance, le baptême et l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. La mise en garde sévère des versets 4 à 6 est interprétée, à la lumière de la section 76 des Doctrine et Alliances, comme désignant les « fils de perdition » : des individus qui reçoivent le Saint-Esprit, goûtent le don céleste, puis le renient entièrement, commettant le péché impardonnable. Cela requiert un témoignage personnel et certain, bien au-delà d'un simple égarement passager. Le passage est invoqué pour souligner la gravité solennelle des alliances du temple, mais l'enseignement pastoral rassure l'immense majorité des membres en affirmant qu'ils ne relèvent pas de cette catégorie.

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  7. Le purgatoire et la prière pour les morts

    Existe-t-il une purification après la mort, et ces textes l'enseignent-ils ?

    Non canonique pour les saints des derniers jours, mais révélateur d'anciens rites par procuration.

    Les saints des derniers jours n'incluent ni 1 ni 2 Maccabées dans leur canon scripturaire ; la section 91 de Doctrine et Alliances précise que les apocryphes contiennent de nombreuses vérités mêlées à des interpolations humaines et doivent être lus guidés par l'Esprit. La théologie mormone ne professe pas de purgatoire, mais enseigne l'existence d'un monde des esprits post-mortel où l'Évangile est prêché et où des ordonnances par procuration peuvent être accomplies. 2 Maccabées 12:43–46 est tenu pour un précieux témoignage historique montrant qu'un peuple d'alliance ancien accomplissait des rites pour les morts, ce que les saints des derniers jours considèrent comme le précédent d'une pratique restaurée plutôt que comme un mandat scripturaire direct. 1 Corinthiens 3 est lu pour son enseignement sur le temple du corps et la révélation progressive.

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  8. Les mille ans

    Qu'est-ce que le règne de mille ans, et les croyants seront-ils enlevés avant la fin ?

    Les mille ans sont un millénium terrestre littéral où règne le Christ.

    Les saints des derniers jours reçoivent Apocalypse 20 comme une esquisse prophétique enrichie par la révélation moderne. Satan n'est pas seulement lié par une chaîne, mais par la justice du peuple (1 Néphi 22:26). La première résurrection concerne les justes ; les autres attendent la fin. Ils rejettent l'idée d'un enlèvement avant la tribulation ; le rassemblement de 1 Thessaloniciens 4 se produit lors du second avènement visible pour inaugurer le millénium. Ces textes motivent l'œuvre du temple et une vie droite.

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  9. L'enseignement des femmes dans l'Église

    Les femmes peuvent-elles enseigner et exercer une autorité dans l'Église ?

    Les offices de la prêtrise sont exclusivement masculins ; les femmes enseignent et dirigent les organisations auxiliaires.

    Dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, l'autorité de la prêtrise n'est conférée qu'aux hommes, et 1 Timothée 2:11-12 est lu en accord avec cette pratique. Cependant, la traduction de Joseph Smith de 1 Corinthiens 14:34-35 remplace « parler » par « diriger », ce que les saints des derniers jours interprètent comme signifiant que Paul interdisait aux femmes d'exercer l'autorité de présidence de la prêtrise, et non de s'exprimer, d'enseigner ou de prophétiser. Les femmes de l'Église prêchent régulièrement lors des réunions de Sainte-Cène, enseignent à l'École du dimanche et au séminaire, servent comme missionnaires et dirigent la Société de Secours, les Jeunes Filles et la Primaire. Ainsi, les passages restreignent l'autorité de gouvernement de la prêtrise, et non toutes les formes de prise de parole ou d'enseignement.

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  10. Femmes et maris

    Que signifie la soumission entre femmes et maris ?

    Le mari préside dans la justice et l'amour sacrificiel ; les femmes ne se soumettent qu'à cette condition.

    L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours enseigne que les maris doivent présider la famille dans l'amour et la justice, sans domination injuste ; la section 121 de Doctrine et Alliances interdit la contrainte et exige la persuasion, la longanimité, la gentillesse et l'amour sincère. Éphésiens 5:25 est souvent cité pour enseigner que l'autorité du mari est un mandat de se donner pour sa femme comme le Christ s'est donné pour l'Église. Les épouses apprennent à se soumettre à leur mari comme au Seigneur, mais tout abus, toute domination ou toute négligence de la part du mari viole l'ordre divin. Le « grand mystère » du verset 32 est compris comme désignant l'alliance éternelle et exaltante du mariage céleste.

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  11. Relations homosexuelles

    Que disent ces textes sur les relations entre personnes de même sexe, et abordent-ils l'orientation telle qu'elle est comprise aujourd'hui ?

    Lit ces passages comme faisant partie de la Loi de chasteté éternelle limitant les relations sexuelles au mariage hétérosexuel.

    L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours enseigne que l'intimité sexuelle est sacrée et légitime uniquement entre un homme et une femme légitimement mariés ; Lévitique 18 conserve une formulation ancienne de cette loi. Romains 1.26-27 est lu comme condamnant l'abandon de l'« usage naturel », et 1 Corinthiens 6 renforce l'idée du corps comme un temple racheté à grand prix. La déclaration « La famille : déclaration au monde » formalise ce principe comme une vérité révélée. L'attirance envers les personnes de même sexe est reconnue, mais les comportements sexuels homosexuels sont considérés comme une transgression grave ; l'Église encourage la compassion tout en maintenant sa norme doctrinale.

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  12. Homme et femme

    Que révèle l'expression « homme et femme il les créa » sur le sexe et le genre ?

    Le genre est éternel ; homme et femme sont des identités essentielles

    Les saints des derniers jours enseignent que le genre est une caractéristique éternelle, établie avant la naissance mortelle, et que Genèse 1:27 révèle la création de l'homme et de la femme comme deux identités essentielles et complémentaires. La déclaration « La famille : Déclaration au monde » (1995) affirme que le genre est une caractéristique essentielle de l'identité et de la raison d'être prémortelles, mortelles et éternelles de chaque individu, et que le mariage entre un homme et une femme est ordonné de Dieu. Le texte est ainsi utilisé pour affirmer une conception binaire du sexe et du genre et pour rejeter le mariage entre personnes de même sexe ainsi que les identités transgenres. La tradition souligne que les hommes et les femmes ont une valeur égale, mais des rôles différents et complémentaires dans la famille et dans l'Église. Tous sont enfants de parents célestes dotés d'un potentiel divin.

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  13. Le Psaume 137 et sa malédiction

    Que fait une malédiction visant des nourrissons dans les Psaumes ?

    Douleur historique ; Sion contre Babylone ; ne constitue pas un modèle de conduite.

    La réception sainte des derniers jours lit l'exil à travers la dichotomie Sion/Babylone issue des Doctrines et Alliances : Sion représente ceux qui ont le cœur pur et la communauté de l'alliance rassemblée ; Babylone représente la captivité spirituelle et la méchanceté. Les versets 1–4 constituent l'archétype du respect des alliances sacrées dans un monde déchu ; le refus de chanter est compris comme la protection du sacré face au profane. Les versets imprécatoires sont généralement lus comme des expressions antiques d'une douleur historique plutôt que comme des modèles de comportement, bien que la destruction de Babylone préfigure la fin apocalyptique des méchants lors de la Seconde Venue. Le psaume encourage à édifier des « pieux de Sion » tout en demeurant fidèles aux alliances dans la société moderne.

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  14. Deutéronome 22 et la femme violentée

    Qu'exigeait cette loi, et comment ses termes doivent-ils être traduits ?

    Une loi civile mosaïque accomplie en Christ ; son principe éternel est la responsabilité morale et la protection de l'innocent.

    Pour les saints des derniers jours, la loi de Moïse constituait une législation stricte d'ordonnances et de pratiques accomplie en Jésus-Christ. Par conséquent, la peine civile du mariage obligatoire est devenue caduque, tandis que les principes moraux sous-jacents sont éternels. Le passage met en lumière la gravité de la transgression sexuelle et l'innocence totale de la victime d'une agression forcée, une distinction qui fait écho à Alma 39 et se trouve réaffirmée dans les enseignements modernes de l'Église. Ce texte atteste que Dieu tient les agresseurs pour responsables et exige d'eux réparation, sans pour autant que l'Église applique l'ancien remède civil. L'attention se porte sur la prévention, la justice et le soin pastoral envers les victimes.

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  15. La ligature d'Isaac

    Pourquoi Dieu ordonne-t-il à Abraham de sacrifier son fils ?

    Épreuve abrahamique ; image et ressemblance de Dieu et de son Fils unique.

    La tradition des saints des derniers jours interprète Genèse 22 à la lumière des Écritures du Rétablissement. La traduction de Joseph Smith remplace « tenta » par « éprouva » pour clarifier le fait que Dieu met à l'épreuve sans jamais inciter au mal. Le Livre de Mormon affirme explicitement que le sacrifice d'Isaac par Abraham est une similitude de Dieu et de son Fils unique (Jacob 4:5). Les Doctrines et Alliances s'appuient sur ce chapitre comme archetype de l'épreuve des saints. Le récit de la jeunesse d'Abraham dans le Livre d'Abraham, où il faillit lui-même être sacrifié, accentue la portée du retournement. Ce chapitre fonde « l'épreuve abrahamique », qui exige le sacrifice total de toutes choses.

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  16. La fille de Jephté

    Jephté a-t-il sacrifié sa fille, et le texte approuve-t-il son geste ?

    Il est très peu probable que Jephté ait accompli un sacrifice humain ; elle a été consacrée au service du tabernacle.

    Le manuel du Système éducatif de l'Église enseigne que le sacrifice humain était interdit et abominable, de sorte qu'un juge fidèle ne l'aurait pas envisagé. Le vœu est compris comme la consécration de sa fille au service perpétuel au tabernacle, ce qui est corroboré par le fait qu'elle pleure sa virginité plutôt que sa vie. Le récit constitue une leçon de mise en garde contre les vœux téméraires ou non inspirés et contre les tentatives de marchandage avec le Seigneur. La détermination de Jephté à tenir parole et la soumission consentante de sa fille sont soulignées comme des exemples du sérieux absolu dû aux promesses faites à Dieu.

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  17. Non pas la paix, mais l'épée

    Qu'entendait Jésus par apporter l'épée ?

    L'Évangile exige une loyauté totale envers Dieu, provoquant des divisions familiales.

    Les saints des derniers jours lisent les v. 34-37 comme une affirmation catégorique de la priorité absolue de l'alliance de l'Évangile : la condition de disciple divise souvent les familles, mais la famille de l'alliance de Dieu prime. Ce chapitre est enseigné lors de la formation missionnaire pour préparer les missionnaires au rejet et les aider à comprendre que les liens spirituels peuvent surpasser les liens biologiques. Cela s'accorde avec la doctrine SDJ selon laquelle l'Église est le rassemblement d'Israël, et les convertis peuvent devoir abandonner père et mère au sens spirituel. Le commandement de se charger de sa croix (v. 38) est appliqué comme le fait d'endurer la persécution et de sacrifier ses désirs personnels pour la cause du Royaume.

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  18. Votre père le diable

    À qui s'adressent ces paroles, et comment ont-elles été détournées ?

    Suivre Satan fait de l'homme son enfant ; question de choix et non de lignée ; le diable est réel.

    Les saints des derniers jours comprennent Jean 8,44 comme enseignant que Satan est un esprit réel qui s'est rebellé contre Dieu et est devenu un meurtrier et un menteur. Ceux qui le suivent deviennent ses enfants spirituels. Cela relève d'un choix individuel et non d'une lignée. Dans 1 Thessaloniciens, l'attention des SDJ se porte sur l'autorité apostolique de Paul et son autonomie financière, et non sur la polémique contre « les Juifs ». La tradition enseigne que tous les êtres humains sont enfants de Dieu par naissance, mais peuvent devenir enfants du diable par rébellion. Ainsi, le passage ne concerne pas l'appartenance ethnique.

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  19. Nul ne vient au Père si ce n'est par moi

    Le salut se trouve-t-il uniquement par le Christ, et qu'est-ce que cela implique pour les autres religions ?

    Le Christ est le seul Sauveur, mais tous auront l'occasion de l'accepter.

    Les saints des derniers jours lisent Jean 14:6 comme enseignant que le salut vient uniquement par Jésus-Christ, dont l'expiation est essentielle pour tous les êtres humains. Ils associent Jean 14:2 (« plusieurs demeures ») à Doctrine et Alliances 76 pour enseigner différents degrés de gloire céleste, et non une récompense identique pour tous. La doctrine sainte des derniers jours affirme que ceux qui n'ont pas reçu l'Évangile durant leur vie mortelle auront l'occasion d'accepter le Christ dans le monde des esprits ; l'exclusivité du Christ ne signifie donc pas que seuls les chrétiens de cette vie peuvent être sauvés. Ainsi, le verset affirme le rôle unique du Christ tout en élargissant l'espérance au-delà du christianisme visible.

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  20. Vierge ou jeune fille ?

    Le terme almah dans Ésaïe signifie-t-il « vierge » ou « jeune fille », et le verset annonce-t-il Jésus ?

    Dualisme prophétique : signe immédiat et prophétie messianique suprême de Jésus

    La tradition des Saints des derniers jours, qui conserve Ésaïe 7 dans 2 Néphi 17, lit la prophétie d'Emmanuel à travers le prisme du dualisme prophétique ou des accomplissements multiples. Des dirigeants comme Jeffrey R. Holland enseignent que la prophétie répondait à un objectif historique immédiat : un enfant né du temps d'Achaz, dont la naissance et la croissance servaient de repère divin marquant la destruction de la coalition. Simultanément et au plus haut point, c'est une prophétie messianique annonçant la naissance virginale de Jésus-Christ. Le rejet d'Achaz illustre une faillite tragique de la foi, se confiant dans le bras de la chair plutôt que dans les promesses de l'alliance. Ce chapitre est cité lors des veillées de Noël pour célébrer la naissance miraculeuse du Christ.

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  21. La finale longue de Marc

    L'Évangile de Marc s'achevait-il en 16,8, et qu'en est-il des versets qui suivent ?

    La finale longue est doctrinalement authentique ; le verset 16 rend indispensable le baptême autorisé.

    Les saints des derniers jours affirment l'authenticité doctrinale des versets 9 à 20 au motif que le Christ ressuscité cite les versets 15 à 18 dans le Livre de Mormon (Mormon 9,22-24). Le verset 16 est pris au sens littéral : le baptême d'eau accompli par l'autorité légitime de la prêtrise est une ordonnance essentielle au salut, et l'omission du baptême dans la clause de condamnation n'en amoindrit pas la nécessité. Les signes des versets 17 et 18 sont attendus au sein de l'Église rétablie comme des promesses permanentes. Le verset 19 est lu littéralement pour distinguer le Père et le Fils.

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  22. Le Comma johannique

    La formule trinitaire explicite de 1 Jean 5 est-elle d'origine ?

    Les saints des derniers jours conservent le texte de la KJV mais interprètent « ces trois sont un » comme une unité d'intention.

    La Bible officielle des saints des derniers jours conserve le texte de la King James, y compris le Comma, bien que la traduction de Joseph Smith ne rétablisse pas de leçon originale pour ce verset. Des autorités de l'Église comme James E. Talmage enseignent que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois personnages distincts, unis en dessein, en pensée et en témoignage, et non un seul être de substance consubstantielle comme dans l'orthodoxie nicéenne. Le passage est lu à la lumière du Livre de Mormon et de Doctrine et Alliances, qui forgent la théologie de la Divinité propre aux saints des derniers jours. Ainsi, que cette phrase soit authentique ou non, elle est interprétée en harmonie avec leurs propres révélations modernes.

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  23. Le divorce et la clause d'exception

    Quand, si jamais cela est possible, un mariage peut-il être dissous et un autre contracté ?

    Le scellement au temple est éternel ; le divorce civil ne dissout pas l'alliance.

    Les saints des derniers jours lisent le verset 6 à la lumière de la « nouvelle alliance éternelle du mariage » décrite dans Doctrine et Alliances 132. Un mariage célébré par l'autorité de la prêtrise dans un temple est uni par Dieu pour l'éternité, et la loi civile ne peut rompre ce lien. Le divorce civil est reconnu à des fins juridiques, mais le scellement subsiste à moins qu'une annulation de scellement ne soit accordée par l'autorité compétente. Cela oriente la pastorale et l'enseignement sur la famille, incitant les membres à rechercher le scellement au temple et à accorder la priorité aux relations familiales éternelles.

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  24. La dîme

    Les chrétiens doivent-ils donner la dîme, et le don apporte-t-il une bénédiction matérielle ?

    La dîme est exigée ; l'obéissance apporte des bénédictions matérielles et spirituelles.

    Dans l'enseignement des saints des derniers jours, Malachie 3 figure parmi les chapitres les plus importants de l'Ancien Testament, cité par le Christ ressuscité dans le Livre de Mormon. La loi de la dîme exige dix pour cent de ses revenus, et son paiement fidèle est une condition pour entrer au temple. Les promesses relatives à l'ouverture des écluses des cieux et au fait de menacer le dévorateur sont prises à la lettre comme des bénédictions qui découlent de l'obéissance. Le magasin désigne le système d'entraide et d'administration de l'Église, et la dîme finance la mission mondiale de l'Église.

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  25. Obéir au gouvernement

    Les chrétiens doivent-ils obéir à tous les gouvernements, et y a-t-il des limites ?

    Deux lectures : obéissance civique d'après la KJV ; autorité ecclésiastique d'après la TJS.

    La Traduction de Joseph Smith révise en profondeur Romains 13, 1-7 pour appliquer ce passage non au gouvernement séculier, mais à l'autorité au sein de l'Église : les « puissances » se trouvent dans l'Église, et le tribut devient des consécrations. Cependant, les saints des derniers jours conservent également la lecture de la version King James comme faisant autorité pour le gouvernement civil, en harmonie avec le douzième article de foi et la section 134 de Doctrine et Alliances, qui affirment l'institution divine du gouvernement civil. Ils enseignent donc l'obéissance aux lois séculières et le paiement honnête des impôts, tout en appliquant la TJS pour soutenir les dirigeants de l'Église et payer la dîme. En pratique, les saints des derniers jours participent activement à la vie civique, mais croient que l'État est limité par Dieu et ne prime pas sur les devoirs religieux. L'obéissance à l'autorité civile est donc essentielle, mais non absolue.

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  26. Ne jugez pas

    Qu'a interdit Jésus lorsqu'il a dit « Ne jugez pas » ?

    Interdit le jugement injuste, mais requiert des jugements intermédiaires justes.

    La Traduction de Joseph Smith modifie la formulation ainsi : « Ne jugez pas injustement, afin de ne pas être jugés ; mais jugez d'un jugement juste. » L'enseignement saint des derniers jours distingue les jugements définitifs, qui n'appartiennent qu'à Dieu, des jugements intermédiaires, que les personnes doivent porter dans la vie quotidienne concernant la sécurité, la moralité et les affirmations spirituelles. Cette lecture sert à justifier l'exercice du discernement sans condamner pour autant la condition éternelle d'autrui. Les membres de l'Église sont encouragés à juger avec justice, selon les critères de la vérité révélée et de l'Esprit.

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  27. La création et l'âge de la terre

    Les jours de Genèse 1 sont-ils littéraux, et qu'enseignent ces chapitres au sujet des origines ?

    Les jours sont des périodes créatrices ; la terre est organisée à partir d'une matière éternelle.

    Les saints des derniers jours lisent Genèse 1 à la lumière du Livre de Moïse, du Livre d'Abraham et de la liturgie du temple, ce qui les conduit à rejeter la création à partir de rien. Joseph Smith enseignait que le verbe hébreu traduit par « créer » signifie organiser des matériaux existants, de sorte que la terre a été formée à partir d'un chaos désorganisé. Le pluriel « faisons l'homme » est compris comme un conseil d'êtres divins, comprenant Dieu le Père, Jésus-Christ et d'autres personnes. Les jours sont généralement compris comme des périodes créatrices plutôt que nécessairement comme des jours littéraux de 24 heures, même si certains membres peuvent adopter des vues littérales.

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